- pour former les dirigeants et les membres de l'Association au renforcement des compétences,
- organiser des activités culturelles pour faire connaître les objectifs et les stratégies de l'Association ainsi que ses produits,
-organiser des sessions de formation et fournir aux membres de l'Association des moyens d'enseignement efficaces pour promouvoir le rôle des femmes dans le développement socio-économique,
- permettre aux femmes de commercialiser elles-mêmes leurs produits afin d'avoir un revenu fixe,
- transmettre aux femmes des connaissances socio-économiques et éducatives.
Membres et collaborateurs de l'Association de l'artisanat des femmes de Khenifra
Naema Birli, Samira Blkass, Aîcha Oukhalak, Zaim Hanan, etc.
Quelques informations sur Khenifra
Bien que Khenifra soit une capitale provinciale, ce n'est pas une destination touristique. Les femmes artisans sont donc obligées de vendre leurs créations pour des sommes extrêmement modiques à des intermédiaires qui les vendent dans les villes touristiques en faisant de très gros profits. A part l'artisanat, il n'y a pas d'emplois dans
cette région, les femmes font donc des travaux de couture ou de tissage, seules chez elles.
Un des problèmes rencontrés par ces femmes a été le fait qu'elles ne quittent que rarement leurs foyers sauf pour se rendre au souk local; elles sont ainsi isolées et souffrent d'un manque de relations amicales avec d'autres femmes. L'objectif du programme de Nest était d'aider les femmes à se réunir et à fonder une "association" : l'Association de l'artisanat des femmes de Khenifra. C'est désormais une association enregistrée auprès du Ministère de l'Artisanat. En tant qu'association, les femmes non seulement s'entraident mais elles vendent leurs produits lors d'expositions et de foires artisanales dans tout le pays. Nest leur a fourni les fonds nécessaires pour fonder l'Association et rénover un local pour les femmes.
Les statistiques globales dans le secteur du microcrédit montrent que plus de 20 milliards de dirhams (2.26 milliards de dollars) ont été distribués jusqu'à maintenant dont 13 milliards de dirhams (1.48 milliards de dollars) sont investis par des femmes dans des projets productifs, particulièrement dans des régions rurales. Le secteur du microcrédit se développe très rapidement depuis les années 1990 et c'est désormais un instrument essentiel dans la lutte contre l'exclusion et la pauvreté au Maroc.
Des taux d'illettrisme d'environ 60%, particulièrement parmi les femmes, constituent des freins importants à leur participation et à leur création de commerces. Parce qu'elles ont moins de possibilités de trouver un emploi ou des emplois moins qualifiés, les femmes sont plus intéressées que les hommes par les micros prêts. (Source : The View from Fez).