Le noyer et le palissandre ont été utilisés, dans le passé, comme base de bois massif. A l’heure actuelle, c’est le noyer qui est préféré pour sa durabilité. Le noyer est traité et coupé pour obtenir de grosses pièces puis elles sont mises dans des fours à bois. Elles sont ensuite mises dans un endroit sec pendant une année afin de bénéficier d’une excellente aération. On appelle cela “la respiration”. Le noyer massif est alors découpé en morceaux de grandeurs différentes selon la taille des objets à réaliser.
Les motifs sont dessinés sur le bois au crayon. Des rainures sont gravées, au burin d’acier, en suivant le dessin.
Des fils de cuivre ou d’aluminium sont placés dans les rainures. Après cette étape, toutes les parties situées à l’intérieur de la surface délimitées par les fils sont évidées au couteau à bois.
Les morceaux de nacre sont taillés à la pierre et mis dans les emplacements qui ont été évidés. Le sel nuit, à long terme, au bon vieillissement de la nacre, aussi beaucoup d’artisans préfèrent-ils la nacre provenant de coquillages d’eau douce.
Les morceaux de nacre sont ressortis de leurs emplacements dans le bois. De la sciure de noyer est mélangée à de la colle à bois blanche. Cette pâte est mise dans les parties creusées et l’on remet les morceaux de nacre dessus. Afin d’assurer une parfaite adhésion, on laisse l’objet sécher pendant 2 jours.
On utilise un papier de verre pour un parfait ajustemement entre la nacre et le bois.
On traite la surface du bois pour la protéger. Pour obtenir l’aspect final, l’objet est passé très légérement à la flamme.
La surface est frottée et lissée au papier de verre par 2 fois en utilisant chaque fois un papier de verre plus fin.
Dernière touche : l’objet est passé au papier de verre humidifiée en trempant la toile émeri dans de l’huile d’olive.
Un vernis fait à partir d’écorce écrasée de cèdres du Liban est appliqué 4 ou 5 fois sur l’objet. L’odeur du cèdre du Liban protège de l’intrusion de tout insecte.